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10 choses à savoir sur la voiture hybride

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10 choses à savoir sur la voiture hybride

Message par Shureeken le Mer 13 Sep - 10:37

Le site Auto-Moto.com à publié un article qui résume tout ce qu'il faut savoir sur un véhicule hybride en 10 questions. L'article est visible ici

Auto-Moto.com a écrit:

1 – Comment marche la voiture hybride ?


Même si d’autres technologies sont apparues, tel que le véhicule à hydrogène, qui combine un moteur électrique et un générateur chimique à pile à combustible, le terme hybride concerne aujourd’hui, exclusivement, les voitures propulsées par l’association d’un moteur thermique (essence ou diesel) et d’un (ou plusieurs) moteur électrique. Sur la voiture hybride, l’idée principale est de transformer, grâce au moteur électrique utilisé comme un générateur, l’énergie cinétique du véhicule, habituellement dissipée en chaleur par les freins, en énergie électrique pour charger une batterie. Cette électricité est ensuite utiliséepour alimenter le moteur électrique, qui “aide” le moteur thermique dans les phases de démarrage ou d’accélération, par exemple (voir schéma).

2 – Quelles sont les différentes architectures hybrides ?


Hybride parallèle



Dans ce cas, le moteur thermique sert principalement à déplacer le véhicule. Associé à une transmission classique, il reçoit le soutien d’un moteur électrique utilisant l’énergie des batteries. Les phases de roulage en mode électrique correspondent principalement aux situations où le moteur thermique est peu efficace, donc essentiellement à faible charge. On trouve cette architecture sur les modèles Honda, PSA, BMW, Audi, Kia, Land Rover, Mercedes, Porsche, Volkswagen, Volvo ou Infiniti.

Hybride série



Ici, seul le moteur électrique assure la propulsion de la voiture. Il est alimenté en énergie par une batterie. Le moteur thermique, associé à un générateur électrique, fait office de groupe électrogène en transformant l’énergie issue de la combustion en énergie électrique. Cette architecture n’est utilisée aujourd’hui sur aucun véhicule de série, en dehors de la BMW i3 dans sa version REX.

Hybride à dérivation de puissance



Sa transmission complexe lui permet de fonctionner sur les deux modes cités. Comme dans le cas de l’hybride parallèle, cette architecture offre la possibilité d’un mode de fonctionnement 100 % électrique. C’est la technologie utilisée par Toyota sur toutes les générations de Prius, sur l’Auris, la Yaris, toute la gamme Lexus et certaines Ford.

Hybride rechargeable



Il ne s’agit pas à proprement parler d’une technologie différente. Les hybrides rechargeables appartiennent aux catégories citées précédemment. Ils sont simplement dotés d’une batterie de plus grande capacité, qui peut se recharger sur une prise. Elle leur permet de parcourir entre 20 et 60 km en mode 100 % électrique. Les constructeurs allemands sont devenus les champions de ce type de technologie car leur procédure d’homologation favorable permet d’afficher des émissions de CO2 très basses et, par la même occasion, de faire baisser les émissions de CO2 moyennes de leur gamme, pénalisée par leurs puissantes berlines et SUV.

3 – Existe-t-il beaucoup de modèles hybrides ?


Si l’on excepte quelques modèles confidentiels apparus au début du XXe siècle, comme la Porsche Semper Vivus, la Toyota Prius est considérée comme la première voiture hybride. Mais elle n’est plus seule depuis bien longtemps. Neuves ou d’occasion, on recense aujourd’hui 77 voitures hybrides disponibles sur le marché français. Et l’offre ne devrait cesser de croître désormais. Il en existe pour tous les goûts, tous les usages et toutes les bourses. Seule ombre au tableau : Renault ne propose toujours pas la moindre hybride dans sa gamme.

4 – Combien ça consomme ?


En la matière, les apparences sont alléchantes… et parfois trompeuses. Certains constructeurs annoncent jusqu’à 40 % d’économie à la pompe, et même une consommation divisée par trois avec les hybrides rechargeables. Si ce dernier cas est totalement faux, le premier peut être vrai, mais seulement pour certains types d’usages. Typiquement, le terrain de jeu favori des hybrides, c’est la ville. Et plus la circulation prend des allures d’accordéon, plus l’hybride creuse l’écart avec les modèles thermiques conventionnels. Une Toyota Prius 3 peut ainsi descendre à 4 l/100 km en parcours urbain, comme le mesurent certains taxis. En revanche, la formule n’offre pratiquement aucun avantage à vitesse stabilisée. Ce n’est donc pas ce type de voiture qu’il vous faut si vous faites essentiellement de l’autoroute. Concernant la consommation, les véhicules hybrides ont un autre avantage qui n’est jamais mis en avant par les constructeurs, ni par la presse spécialisée. Ces automobiles favorisent une conduite détendue et incitent à pratiquer l’éco-conduite. Ce gain, bien réel, s’ajoute aux performances techniques du système.

5 – Est-ce vraiment moins polluant ?


La réponse est un oui, franc et massif… comme en atteste la note écologique des modèles sélectionnés dans le dossier occasion. Sortie il y a douze ans, la Toyota Prius 2, par exemple, obtient 12,1/20 avec les critères de notation actuels. Cela signifie que cette voiture de 2004 répond déjà aux futures normes antipollution de… 2017. La comparaison avec un diesel de la même époque tourne à la démonstration. Une Renault Laguna 1.9 dCi de 2004 est gratifiée de… 0/20 ! Le cas de la Prius 2 n’est pas isolé. Tous les modèles hybrides, quel que soit leur âge (exception faite des diesels PSA) répondent, ou vont au-delà de la norme euro 6.

6 – Est-ce fiable ?


C’était sans doute la plus grosse crainte lors du lancement de la Prius. On redoutait que sa mécanique “usine à gaz” ne multiplie les risques de pannes. Avec 19 ans de recul (la première Prius est sortie en 1997), on peut affirmer qu’il n’en est rien. C’est même le contraire. Toutes générations confondues, la Prius affiche un coût de garantie 5 fois inférieur à celui de ses homologues thermiques (Corolla ou Auris), déjà considérées comme les plus fiables du marché. Ce n’est pas un hasard si l’hybride Toyota truste, depuis des années, les premières places du classement de satisfaction client du cabinet J.D. Power. Autre preuve de fiabilité : les taxis plébiscitent la japonaise, avec un taux de satisfaction supérieur à 90 %. Une compagnie autrichienne a même fait parcourir plus de 1 200 000 km à une Prius 2 sans aucune panne à déplorer. Une des explications à cette fiabilité est très étonnante et finalement parfaitement compréhensible. Sur un véhicule hybride, le moteur thermique est coupé une grande partie du temps. Lors de l’essai d’une Lexus CT 200h en 2011, on constate que le moteur thermique est resté coupé 43 % du trajet effectué sur route.

Autre exemple, lors d’un récent essai de la Citroën DS5 HYbrid4, le moteur diesel de notre voiture est resté coupé 53 % du temps. Il est donc facile de comprendre qu’un moteur s’use moins vite lorsqu’il est arrêté presque la moitié du temps. Quant aux moteurs électriques, leur fiabilité est une chose avérée depuis plusieurs décennies.

7 – Quelle est la durée de vie de la batterie ?


Gérées avec finesse, les batteries Ni-Mh présentes sur la plupart des voitures hybrides disponibles en occasion, affichent une longévité nettement supérieure à ce qu’avaient planifié les ingénieurs. Certes, une batterie de traction reste l’un des éléments les plus chers de la voiture (voir tableau), mais les pannes sont rares et la perte de capacité avec le temps, pratiquement imperceptible pour l’automobiliste. Avec l’expérience de dizaines de millions de kilomètres parcourus, et grâce aux bilans de santé systématiquement effectués sur les systèmes hybrides de ses voitures, Toyota sait désormais que la durée de vie d’une batterie Ni-Mh est équivalente à celle du véhicule. Pour être plus clair, il n’y a pratiquement aucun risque en dessous de 10 ans. On peut même espérer 15 ans, voire plus, de fonctionnement sans problème.

La situation est plus incertaine avec les batteries lithium-ion des modèles plus récents ou des hybrides rechargeables. Cependant, comme ils sont moins sollicités que ceux des véhicules 100 % électriques, ces accumulateurs devraient afficher une durée de vie supérieure à ces derniers. On peut donc tabler sur 10 ans minimum, voire beaucoup plus avec les chimies les plus récentes. En revanche, les modèles hybrides souffrent d’un mal quasi généralisé, lié à la batterie de service. Cette batterie plomb/acide, 12 V (minuscule !), n’est là que pour assurer l’alimentation des systèmes électroniques. Lorsqu’on n’utilise pas la voiture pendant une longue période (plus de trois semaines), elle se décharge et il est alors impossible de mettre le contact. Il est donc recommandé d’installer un coupe-circuit lorsqu’on ne roule pas régulièrement.

8 – Quid du recyclage des batteries ?


Selon les anti-hybrides, les batteries Ni-Mh ou lithium-ion en fin de vie seraient polluantes et difficiles à recycler. Pour commencer, on imagine mal quelqu’un abandonnant une lourde et encombrante batterie de traction dans la nature. D’autant que sa valeur résiduelle est importante et que la réglementation européenne rend les constructeurs responsables de la gestion des déchets des accumulateurs qu’ils mettent sur le marché. Des filières dédiées pour le recyclage ont donc été mises en place afin d’assurer leur traçabilité. En Europe, il existe trois usines capables de récupérer 95 % des composants de la batterie haute tension. Les piles elles-mêmes sont recyclées par un procédé thermique sous vide à induction. Le nickel qui en est extrait nécessite 75 % d’énergie primaire en moins que l’extraction et le raffinage de minerai. L’hydrométallurgie permet aussi de récupérer d’autres éléments à forte valeur ajoutée, comme le cobalt, le manganèse, le lithium et les terres rares (La, Ce, Nd, Pr). Ils permettent l’autofinancement du recyclage.

9 – L’entretien est-il plus cher ?


Non. C’est même le contraire. Ainsi, l’entretien d’une Lexus CT 200h est 40 % moins onéreux que celui d’un diesel équivalent. Il n’y a pas d’embrayage, pas de démarreur, pas d’alternateur, pas de courroie d’accessoires, la chaîne de distribution ne nécessite pas de remplacement et le freinage régénératif diminue l’usure des plaquettes de 50 %. Enfin, selon les régions, l’exonération du coût de la carte grise peut être totale ou partielle (avantageux pour un Lexus RX 450h affichant 15 CV). Certaines municipalités offrent d’autres avantages, tels des tarifs réduits (ou la gratuité) du stationnement, des places réservées… Signalons également que de nombreuses compagnies d’assurance proposent des rabais significatifs sur les primes annuelles pour l’achat d’une hybride.

10 – Une voiture hybride est-elle aussi sûre qu’un véhicule classique ?


Beaucoup de rumeurs ont circulé sur la dangerosité de la Prius lors de sa sortie en 1997. La présence d’une batterie haute tension faisait craindre des risques d’explosion ou d’incendie. Les années ont dissipé ces craintes et les modèles hybrides font même partie des véhicules les plus sûrs de leur catégorie selon EuroNCAP. D’après une étude américaine de l’“Insurance Institute of Highway Safety”, les voitures hybrides ont même moitié moins d’accidents que les véhicules thermiques. Une sinistralité inférieure liée… au comportement “apaisé” des conducteurs à leur volant. Une rumeur a même prétendu que des pompiers avaient été blessés en sectionnant des câbles haute tension lors de désincarcérations. C’est faux. Il n’y a jamais eu d’accident de ce type alors que dix millions de véhicules hybrides sont actuellement en circulation dans le monde.
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